Sandawe, c’est cette jeune maison d’édition fondé par Patrick Pinchart (ancien rédacteur en chef de Spirou), qui consiste à faire participer les internautes à investir dans un projet d’album. Les édinautes, ils sont appelés de cette façon, peuvent réaliser le rêve d’un auteur en contribuant financièrement aux différents projets présentés.

C’est ce qui s’est passé pour deux auteurs, Allais et Perrotin, ils ont bénéficié de l’aide d’une aide pécuniaire de 36020 euros. Leur premier album « Il Pennelo » sortira sous peu dans toutes les bonnes librairies. Une telle sortie marque un tournant dans le monde de l’édition, on sait qu’en musique ce procédé existe et a déjà fait ses preuves, le pari était donc de taille pour l’équipe de Sandawe qui peut se targuer d’avoir eu de vrais passionnés qui ont cru en ces divers projets.
L’Album :
Paris, Septembre 2054. Un dessinateur de BD raté découvre Il Pennello, un pinceau qui donne du talent à celui qui l’utilise. Il possède également le pouvoir de donner la vie à ce qui est dessiné. Mais jouer avec la vie, n’est-ce pas jouer avec le feu ?
Anton Peralleau est un artiste sans talent. Célibataire, il vit sous la coupe de sa mère et enchaîne les petits boulots alimentaires en attendant le jour où il sera enfin publié. Mais les 2000 planches refusées par tous les éditeurs de bande dessinée rendent ce jour des plus hypothétiques. Anton vient d’essuyer un nouvel échec lorsqu’il entre en possession, par l’intermédiaire de William Penn, un énigmatique antiquaire, d’un pinceau du XVIe siècle ayant soi-disant appartenu à Léonard de Vinci. D’après l’antiquaire, Il Pennello ("le pinceau" en italien) a la propriété de transcender le talent de celui qui l’utilise ainsi que le démontre son itinéraire qui, au fil des siècles, a accompagné tous les grands courants picturaux. Mais Anton découvre qu’Il Pennello possède un pouvoir bien plus fascinant. Il peut jouer sur la matière, le modèle dessiné. Anton constate ainsi qu’il peut détruire un sujet réel en le dessinant puis en l’effaçant sur la toile. Une idée folle germe alors dans son esprit. Peut-il inverser le processus ? Peut-il, tel un démiurge tout puissant, donner vie à une entité imaginaire en la dessinant sur la toile ? Anton, fan absolu de la Pelisse de Loisel et Le Tendre, et lecteur inconsolable de sa fin dramatique, décide de reproduire l’héroïne de la Quête de l’oiseau du temps, couchée sur son propre lit… Pelisse apparaît. Elle a peur. Elle dit s’appeler Elisa Balanger et ne comprend pas ce qu’elle fait ici alors qu’elle posait, il y a un instant, en cette année 1974, dans l’atelier de Régis Loisel…

Pari réussi pour Sandawe